Le gouverneur militaire du Nord-Kivu et commandant des opérations, le général-major Somo Kakule Évariste, s’est rendu mardi 3 novembre 2026 à Kyavinyonge, une localité portuaire du territoire de Beni, située sur les rives du lac Édouard, dans le parc national des Virunga. Cette visite a été consacrée aux enjeux sécuritaires, environnementaux et sanitaires auxquels fait face la population locale.

Au cours de cette mission d’itinérance, le gouverneur militaire était accompagné du commandant de secteur ainsi que du directeur du parc national des Virunga. Une réunion de sécurité a d’abord été organisée avant une série d’échanges avec les différentes couches de la population de Kyavinyonge.

Plusieurs questions d’intérêt communautaire ont été abordées, notamment la situation sécuritaire dans la région, l’interdiction de la pêche illicite dans les zones de frayères du lac Édouard, la lutte contre la déforestation au sein du parc national des Virunga ainsi que le respect des mesures barrières contre la maladie à virus Ebola.

Cette visite a été accueillie favorablement par plusieurs habitants, qui disent constater une amélioration de la situation sécuritaire depuis que le gouverneur militaire a pris le commandement des opérations dans la province.

De son côté, la société civile voit dans cette présence une occasion de trouver des solutions aux défis auxquels la population est confrontée, particulièrement les problèmes sécuritaires et les différends opposant l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) aux communautés riveraines du parc national des Virunga.

Son président, Delphin Malekani, a également insisté sur la nécessité de renforcer les effectifs de la Police nationale congolaise (PNC) dans cette agglomération portuaire afin d’améliorer la couverture sécuritaire et de répondre aux préoccupations de la population.

Au-delà de son caractère sécuritaire, cette mission d’itinérance aura ainsi permis de mettre en lumière plusieurs défis liés à la cohabitation entre les communautés riveraines, les services de conservation et les autorités locales. Les habitants espèrent que les échanges engagés déboucheront sur des mesures concrètes et durables.

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