Kinshasa, 30 octobre 2026 — Le climat est électrique entre le gouvernement provincial de Kinshasa et la Task-Force Présidentielle d’Assainissement et de Salubrité. En cause : les déclarations du ministère provincial de l’Environnement affirmant que la Task-Force recevrait 12 millions USD par mois pour son fonctionnement.

La lettre du Général Kabwik

Dans une correspondance datée du 28 octobre 2026, le Lieutenant-Général Kasongo Kabwik, coordonnateur de la Task-Force, exprime son « indignation » face à ces affirmations. Il dénonce des propos « truffés de controverses » qui, selon lui, jettent l’institution « en pâture » à l’opinion publique.

Kabwik va plus loin : il estime que ces déclarations constituent une « incitation des militaires et bâtisseurs de la Nation à la désobéissance », rappelant que de tels faits sont sanctionnés par l’article 88 du Code pénal militaire.

Frictions institutionnelles

Le haut gradé insiste sur le fait que la Task-Force n’est « ni un concurrent, ni un rival » du gouvernement provincial, mais rejette catégoriquement la manière dont le gouvernorat communique sur les financements. Sa lettre se conclut par une mise en garde solennelle, invitant les autorités provinciales à assumer leurs responsabilités pour éviter la répétition de tels propos.

Enjeux pour Kinshasa

Cette passe d’armes illustre les tensions croissantes entre l’exécutif provincial et cette structure paramilitaire rattachée à la présidence, alors que l’assainissement de Kinshasa demeure un défi majeur pour la capitale.

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