Les acteurs des organisations de la société civile de la Tshopo prennent part, depuis ce mardi 3 novembre, à un atelier de renforcement des capacités techniques de trois jours à Kisangani. Ces assises, organisées par le consortium Centre Carter, CENADEP et CREFDL, se tiennent dans la salle Léonard Ridija de l’Alliance française de Kisangani.

Cette formation vise à doter les organisations participantes des outils et compétences nécessaires pour mieux accomplir leurs missions sur le terrain, notamment dans le suivi de la gouvernance du secteur extractif. Elle fait suite à une demande formulée par ces organisations, bénéficiaires des subventions accordées par le consortium dans le cadre de leurs projets.

Selon Justin Mobomi, chargé du suivi des politiques publiques au CENADEP et facilitateur de cet atelier, les organisations bénéficiaires ont exprimé le besoin de renforcer leurs capacités techniques avant le démarrage effectif de leurs activités sur le terrain.

« Les objectifs que nous nous sommes fixés consistent à combler les besoins des organisations qui avaient reçu les moyens et qui avaient exprimé le souhait d’être renforcées en capacités. Nous voulons les doter des outils techniques leur permettant de bien faire leur travail. Nous voulons également les aider à améliorer la synergie entre les organisations elles-mêmes et les organisations communautaires de base, notamment celles implantées dans les villages des territoires », a-t-il expliqué.

Justin Mobomi, chargé du suivi des politiques publiques au CENADEP et facilitateur.

Durant trois jours, soit du 3 au 5 novembre, quatre thématiques seront développées, notamment la mobilisation communautaire. Cette première thématique vise à outiller les participants sur les techniques et stratégies nécessaires pour interagir efficacement avec les communautés locales.

« Elles ont reçu l’argent pour aller travailler avec les communautés, soit au niveau des villages, soit au niveau des entités territoriales décentralisées (ETD). Elles doivent disposer des techniques, des stratégies et des outils pour accomplir cette mission » a-t-il ajouté.

Cette première journée est consacrée à la mobilisation communautaire, ceci pour aider ces organisations à mieux collaborer et à interagir avec les populations, recueillir les informations nécessaires et comprendre les coûts et les retombées de l’exploitation des ressources dans ces territoires, ainsi que ses impacts environnementaux et sociaux.

Il convient de signaler que cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Démocratisation de la gouvernance du secteur extractif en RDC », financé par l’Union européenne. L’initiative entend contribuer à une meilleure implication des communautés locales et des organisations de la société civile dans le suivi des activités du secteur extractif en République démocratique du Congo.

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