Dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 septembre 2026, trente et un (31) détenus se sont évadés de la prison centrale d’Inongo, chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. Les fugitifs ont profité de la vétusté des infrastructures et du faible dispositif sécuritaire pour prendre la fuite.

Selon le directeur intérimaire de l’établissement, Pius Ebiaku Mpolo, l’incident s’est produit vers 22 heures. Les prisonniers ont forcé la porte principale de leur pavillon, qui a cédé sous la pression, permettant à la majorité d’entre eux de s’échapper. Sur les 38 détenus présents dans la cellule, seuls sept (7) sont restés sur place. Aucun des évadés n’a encore été rattrapé.

La prison d’Inongo, construite en 1928 à l’époque coloniale, est régulièrement confrontée à des évasions. En 2020, plus de 60 détenus avaient réussi à s’enfuir, et en mars 2025, 22 autres avaient pris la fuite. Cette nouvelle évasion est la troisième en trois mois : en juin, 17 prévenus s’étaient échappés, et en août, cinq autres avaient réussi à briser la surveillance malgré des tirs de sommation.

Le directeur intérimaire dénonce la dégradation avancée des infrastructures et le manque criant d’effectifs. Au moment des faits, seuls deux policiers assuraient la garde du site, après le départ des militaires qui y étaient stationnés. Il appelle les autorités provinciales et nationales à des mesures durables, estimant que les réparations ponctuelles ne suffisent plus. Il plaide pour la construction d’une nouvelle prison conforme aux normes modernes de sécurité.

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