Le crash d’avion survenu à Kenge a coûté la vie au lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Figure centrale de la justice militaire, il incarnait l’autorité du parquet militaire au niveau national.

Une carrière au sommet de la justice militaire

Magistrat militaire de carrière, Likulia Bakumi avait exercé comme Premier avocat général des FARDC et officier du ministère public près la Haute Cour militaire. En février 2021, le président Félix Tshisekedi l’avait promu au grade de lieutenant-général avant de le nommer Auditeur général, succédant au général Timothée Mukunto.

À ce poste, il dirigeait le parquet militaire et intervenait dans des dossiers sensibles impliquant des hauts responsables civils et militaires. Il siégeait également comme 3ᵉ Secrétaire rapporteur du Conseil supérieur de la magistrature, renforçant son rôle dans l’appareil judiciaire congolais.

Un rôle marquant dans le procès Kabila

Son nom avait particulièrement retenu l’attention lors du procès de l’ancien président Joseph Kabila. Le 22 août 2025, Likulia Bakumi, représentant le ministère public, avait requis la peine de mort contre l’ex-chef de l’État, jugé par contumace pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Joseph Kabila avait rejeté ces accusations, les qualifiant de politiquement motivées, mais cette réquisition avait marqué un tournant dans l’histoire judiciaire et politique du pays.

Une disparition qui laisse un vide

La mort du lieutenant-général Likulia Bakumi prive la RDC d’un acteur majeur de sa justice militaire. Son parcours illustre la place stratégique des magistrats militaires dans la consolidation de l’État de droit et dans la gestion des affaires sensibles touchant aux plus hautes sphères du pouvoir.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *