La zone de santé rurale de Mutwanga, Territoire de Beni, au Nord Kivu a procédé, ce samedi 26 Septembre 2026 à l’identification des principaux points stratégiques de mouvements de la population. Cette opération vise à renforcer les dispositifs de surveillance et de riposte contre la maladie à virus Ebola.

La séance de travail a réuni les responsables sanitaires, les leaders locaux ainsi que les chefs de base. Elle avait notamment pour objectif de cartographier les différents endroits susceptibles d’accueillir des personnes ayant fui les structures de prise en charge des cas suspects, mais aussi celles ayant été en contact avec des personnes atteintes de la maladie à virus Ebola.

Selon le Dr Mumbere Kamaliro Germain, médecin chef de la zone de santé rurale de Mutwanga, cette cartographie permettra aux équipes de riposte de mieux anticiper les mouvements de la population et d’adapter les mécanismes de surveillance.

«L’objectif de cette séance était de cartographier, avec les leaders locaux et les chefs de base, les différents lieux susceptibles d’accueillir les personnes évadées des structures de prise en charge des cas suspects ou les personnes ayant été en contact avec les malades souffrant de la maladie à virus Ebola », a expliqué le médecin chef de zone.»

12 cas confirmés et plus de 500 contacts

Sur le plan épidémiologique, la zone de santé de Mutwanga fait état de 12 cas confirmés de maladie à virus Ebola. Plus de 500 personnes contacts ont également été recensées, parmi lesquelles quatre décès, selon les données communiquées lors de cette séance.

Face à cette situation, les acteurs locaux insistent sur la nécessité d’une collaboration étroite entre la population et les équipes engagées dans la riposte.

Pour Kitsa Banamuhere Jean Claude, président de la société civile forces vives de Mwenda-Kyavikere et participant à la séance, la population doit privilégier le recours aux soins et collaborer avec les équipes sanitaires.

Il appelle notamment les habitants à se faire prendre en charge en cas de symptômes ou de suspicion de contamination et déconseille toute forme de résistance ou d’entrave aux interventions des équipes de riposte.

L’identification de ces points stratégiques devrait ainsi contribuer à améliorer la surveillance des mouvements de population et à faciliter une intervention rapide en cas de détection de nouveaux cas ou de personnes contacts.

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