Kinshasa/Kigali, 28 septembre 2026 — La décision de réintégrer le général-major Sylvain Ekenge dans ses fonctions de porte-parole des FARDC suscite une vive réaction du Rwanda. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a qualifié cette réhabilitation de « troublante et indécente ».

Des propos jugés haineux

Le diplomate rwandais estime que cette décision confirme que les discours hostiles aux Congolais tutsi ne sont pas le fait de simples « brebis galeuses », mais relèvent d’un projet politique assumé par l’État congolais.

Il rappelle que le 27 décembre 2025, sur la RTNC, Sylvain Ekenge avait tenu des propos controversés, mettant en garde les Congolais mariés à des femmes tutsi et les accusant de « préserver leur race » en introduisant des hommes tutsi dans leurs foyers.

Nduhungirehe assimile ces déclarations au premier des « Dix commandements du Hutu », publiés en 1990 par Hassan Ngeze, condamné par le TPIR pour incitation au génocide.

Une réhabilitation discrète

Suspendu à la suite du tollé international, mais sans poursuites judiciaires, le général Ekenge retrouve son poste neuf mois plus tard. Kigali reproche à Kinshasa d’avoir annoncé cette réhabilitation « presque en catimini », via un communiqué signé par Ekenge lui-même à l’occasion d’un événement tragique, afin de minimiser les critiques.

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