Kinshasa, 6 octobre 2026 — L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu Mulongo, a livré un témoignage inédit sur la gouvernance monétaire du pays. Invité lors d’un Space live, il a reconnu que l’institution n’était pas indépendante sous son mandat, particulièrement à l’époque du président Laurent-Désiré Kabila.

Sous Laurent-Désiré Kabila : une tutelle présidentielle

Masangu a expliqué que la BCC était placée directement sous la présidence, qui fixait elle-même le taux de change. Il a révélé avoir puisé près de 60 % du coffre-fort de la Banque centrale pour racheter les devises de la Gécamines au taux parallèle, alors 350 % supérieur au taux officiel. Une opération qu’il décrit comme douloureuse, mais qui l’a convaincu d’adopter le régime de change flottant.

Sous Joseph Kabila : une indépendance partielle

Avec l’arrivée de Joseph Kabila, la situation évolue. Selon Masangu, l’indépendance de la BCC était « moitié-moitié » : la banque contrôlait ses instruments de politique monétaire, mais continuait de financer le gouvernement, faute d’un marché financier local développé.

Aujourd’hui : une autonomie affirmée

Jean-Claude Masangu estime qu’à présent, la BCC est « complètement indépendante » et ne finance plus l’État. Une évolution qu’il considère comme un tournant majeur pour la stabilité économique du pays.

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