Deux syndicats d’infirmiers sur les sept représentés à l’assemblée générale de l’Union nationale des infirmiers du Congo (UNIC), section de la Tshopo, ont décidé de s’aligner au mot d’ordre de grève lancé par le comité national. La décision a été prise ce lundi, au cours d’une assemblée générale organisée dans l’un des hangars de l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) de Kisangani.

À cette occasion, un comité de suivi a été mis en place. Il aura pour mission de vérifier l’effectivité du mouvement de grève dans les structures médicales de la ville de Kisangani.

Le président de l’UNIC/Tshopo, Jean-Marie Musambay, s’est réjoui de l’adhésion de la base à cette décision. Il a rappelé les principales revendications des professionnels de santé, notamment l’avancement en grade, l’alignement à la prime de risque ainsi que la mécanisation et la prise en charge salariale des infirmiers concernés.

« Après avoir reçu le mot d’ordre de Kinshasa annonçant la grève générale, il fallait retrouver la base, c’est-à-dire les professionnels de la ville de Kisangani qui représentent la Tshopo. Je suis heureux parce que la base s’aligne à la décision de Kinshasa d’aller en grève », a-t-il déclaré.

Un appel à la mobilisation des professionnels de santé

Dans le même ordre d’idées, Jacquie Biyende, membre du SYNCASS, a appelé les professionnels et le personnel administratif de la santé dans la Tshopo à prendre conscience de la nécessité de revendiquer leurs droits en respectant le mot d’ordre de grève.

Elle a notamment exhorté les I.T chargés de la production et de la transmission des données sanitaires à soutenir le mouvement.

« Nous demandons à nos amis IT de ne pas produire les données et de ne pas les rendre disponibles au niveau de la zone de santé. C’est ainsi que nous allons réussir notre grève », a-t-il affirmé.

Un mouvement de grève diversement suivi dans les structures sanitaires

Lancée le 15 octobre dernier sur toute l’étendue du territoire national, cette grève concerne le personnel soignant et administratif du secteur de la santé, à l’exception des médecins.

Sur le terrain, à Kisangani, le mouvement reste toutefois timide et diversement suivi selon les structures sanitaires.

Au centre de santé Boyoma, les portes sont fermées, signe du respect du mot d’ordre. En revanche, dans d’autres établissements visités par nos reporters, les activités se poursuivent normalement. C’est notamment le cas à l’Hôpital général de référence de Makiso-Kisangani et aux Cliniques universitaires de Kisangani.

Dans ces deux établissements, les responsables des infirmiers attendent une notification officielle annonçant la cessation du travail.

Au Centre Prince Alwaleed, la situation est partagée : certains infirmiers observent la grève, tandis que d’autres choisissent de poursuivre leurs activités.

Cette situation illustre les difficultés de mobilisation des professionnels de santé dans la province de la Tshopo, alors que les syndicats favorables au mouvement appellent à une participation plus large pour faire aboutir leurs revendications.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *