Difficile d’intervenir dans un pays où toute vérité est synonyme de trahison, de traîtrise.. Mais il existe un nombre réduit d’hommes capables de braver la peur. Hapamedia vous fait suivre quelques déclarations fracassantes.

Mardi 27 octobre, la rédaction reprend quelques dires de l’archevêque de Kinshasa dans un pays où la situation est très dangereuse et les pièges sont partout.

« Un dialogue qui exclut ceux avec qui l’on est en guerre n’est pas un dialogue : c’est un monologue. Le dialogue est le mot sacré, le mot-clé qui peut nous sauver, et il faut avoir le courage de le mener même avec ceux que nous considérons comme des ennemis. La paix ne se fait pas entre amis ; elle se fait entre adversaires qui acceptent de se reconnaître comme frères »;

« Pourquoi cette guerre dure-t-elle ? Parce que, au Congo, l’être humain a perdu sa valeur. Sa dignité d’être créé à l’image de Dieu n’est plus reconnue ; seuls comptent les minerais et les richesses. Le coltan, la cassitérite, l’or de nos collines nourrissent la guerre au lieu de nourrir nos enfants. Il y a là une double injustice : une injustice intérieure, quand la richesse se concentre entre les mains d’une petite minorité tandis que l’immense majorité vit dans la pauvreté ; et une injustice extérieure, quand des intérêts étrangers, voisins ou lointains, se disputent nos ressources » Cardinal Ambongo à Rome.

« Aujourd’hui, pourtant, ce dialogue est bloqué. On pose des préalables, on trace des lignes rouges, on décide à l’avance qui pourra s’asseoir à la table et qui en sera exclu. Je comprends les blessures et les méfiances : elles sont réelles, et le sang versé crie justice. Mais je dois le dire avec clarté : sans dialogue, il n’y aura pas de paix. La force militaire seule n’apportera pas la paix au Congo ; seul un processus politique inclusif le pourra » Cardinal Ambongo.

« La force des armes produit des vainqueurs et des vaincus, des veuves et des orphelins. La force du dialogue produit des frères. C’est cette force-là que nous sommes venus chercher à Assise ».

En attente d’une matinée ou soirée politique.

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