L’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) et la Fondation Bill Clinton pour la paix (FBCP) ont exprimé, lundi 26 octobre, leur soutien à la décision du ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, de suspendre l’admission de nouveaux détenus à la prison centrale de Makala jusqu’à nouvel ordre.

Dans un communiqué, les deux organisations appellent à la mise en place d’un programme durable de désengorgement des prisons en République démocratique du Congo. Elles recommandent notamment :

  • un renforcement du contrôle de la magistrature, avec des sanctions contre les magistrats qui ne respectent pas les procédures judiciaires ;
  • des contrôles réguliers et une supervision accrue des parquets, des cachots de police, des « amigos » et autres lieux de détention.

Fermer les cachots clandestins

L’ASADHO et la FBCP exhortent le gouvernement à fermer les cachots clandestins et invitent les députés nationaux à interpeller les ministres concernés sur les détentions irrégulières et secrètes. Elles rappellent également au président de la République son rôle de garant du bon fonctionnement des institutions, en particulier de la magistrature.

Appel à la communauté internationale

Les deux organisations encouragent les acteurs nationaux et internationaux de défense des droits humains à renforcer leur présence sur le terrain et à accompagner l’État congolais dans le respect de ses obligations. Elles sollicitent enfin l’attention de la communauté internationale et de l’Union africaine, estimant qu’il est urgent d’agir face à la gravité de la surpopulation carcérale.

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