Kisangani, 27 octobre 2026 — À l’approche du 15 novembre 2026, date fixée pour l’interdiction de la navigation des baleinières en bois, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Dr Mateus Kanga Londimo, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette mesure pour l’approvisionnement de la ville de Kisangani.

Une dépendance au transport fluvial

Lors de la plénière du mardi 27 octobre, le président de l’Assemblée provinciale a rappelé que Kisangani dépend largement du transport fluvial pour recevoir les produits de première nécessité en provenance de Yafira, Basoko, Isangi et Opala. La suspension des baleinières en bois risque donc de fragiliser la chaîne d’approvisionnement de la capitale provinciale.

Un moratoire sollicité

Face à cet enjeu, Mateus Kanga a demandé au gouvernement provincial de préciser les dispositions envisagées pour garantir la continuité du ravitaillement. Il avait déjà sollicité auprès du vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, un moratoire de douze mois. Sa proposition : maintenir temporairement le transport de marchandises par les baleinières en bois, mais uniquement sous conditions de sécurité et sans transport de passagers.

Alternatives limitées

Actuellement, environ sept baleinières métalliques répondant aux critères de navigation seraient disponibles à Kisangani. Toutefois, leur capacité reste insuffisante pour absorber le volume de marchandises habituellement transporté par les embarcations en bois. Cette situation alimente les inquiétudes sur la continuité du ravitaillement et la stabilité des prix des denrées de base.

Un défi logistique majeur

La question posée par le président de l’Assemblée provinciale met en lumière un défi logistique crucial : comment concilier la sécurité fluviale avec la nécessité de préserver l’approvisionnement vital de Kisangani ? Les prochains jours devraient permettre de savoir si un compromis sera trouvé entre les autorités nationales et provinciales pour éviter une crise d’approvisionnement.

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