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Dilolo, Province du Lualaba — Dans cette cité frontalière, les images sont saisissantes : des élèves arrivent chaque matin à l’école avec des chaises en plastique, des bidons vides ou encore des casiers de bière recyclés pour pouvoir s’asseoir et suivre les cours.

Le paradoxe d’une province riche

Le Lualaba est reconnu comme l’une des provinces les plus riches en minerais de la République Démocratique du Congo. Malheureusement, la dite évolution semble s’appliquer que dans le chef lieu de province, Kolwezi.

Pourtant, dans certaines localités comme Dilolo, les infrastructures scolaires demeurent précaires. Les enfants, censés bénéficier des retombées de cette richesse, se retrouvent contraints d’apporter eux-mêmes de quoi s’asseoir, faute de bancs et de mobilier adaptés.

Inégalités et frustrations

Cette situation met en lumière le contraste entre l’abondance des ressources naturelles et la pauvreté persistante des services sociaux de base. Dans l’opinion publique, une partie des critiques se concentre sur la gouvernance provinciale, accusée de ne pas redistribuer équitablement les bénéfices issus de l’exploitation minière. Le nom de la gouverneure Fifi Masuka revient souvent dans les discussions, certains l’accusant de s’enrichir personnellement pendant que les écoles manquent du strict minimum.

Un appel à l’action

Les acteurs de la société civile et les parents d’élèves réclament une meilleure gestion des revenus miniers et un investissement urgent dans l’éducation. Pour eux, voir des enfants assis sur des casiers de bière ou des bidons en plastique est une humiliation collective et un symbole criant de l’abandon des générations futures.

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