Le commerce de vêtements et d’articles ménagers de seconde main, communément appelé « Bwaka Nzoto », prend de l’ampleur dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Cette activité permet à de nombreuses vendeuses de gagner leur vie, tout en offrant aux habitants des produits à des prix accessibles.

Habits, chaussures et divers articles ménagers usagés constituent l’essentiel des marchandises proposées par ces commerçantes. Pour s’approvisionner, elles se rendent de porte en porte auprès des ménages afin d’acheter les objets dont les propriétaires souhaitent se débarrasser. Dans d’autres cas, ce sont les particuliers qui viennent directement leur proposer leurs marchandises.

Ces vendeuses sont visibles dans plusieurs marchés et espaces commerciaux de Kisangani, notamment à Djubu-Djubu, Tebeeh, Aspiru ainsi que devant le parquet général, dans la commune de la Makiso.

Madame Cathy, vendeuse dans ce petit marché situé devant le parquet général, explique que plusieurs clients se tournent vers leurs produits en raison de leur prix relativement bas, comparativement à ceux pratiqués dans les boutiques et les galeries commerciales.

« Certains clients préfèrent nos produits à cause de leurs prix réduits par rapport aux vêtements vendus dans les boutiques et les galeries. Lorsqu’une personne n’a pas les moyens d’acheter un T-shirt à 20 dollars en boutique, elle peut facilement en trouver chez nous à 15 000 francs congolais, voire à 10 000 francs. Nous avons aussi des clients fidèles qui peuvent parfois acheter nos produits pour une valeur de 50 dollars », témoigne-t-elle.

La commerçante ajoute que certains clients les contactent directement par téléphone pour leur proposer des articles à acheter à domicile, tandis que d’autres viennent eux-mêmes déposer leurs marchandises au marché.

Cependant, cette activité n’est pas sans difficultés. Madame Cathy déplore notamment le fait que certaines personnes leur proposent des articles présumés volés, une situation qui peut exposer les commerçantes à des problèmes avec les services de sécurité.

Malgré ces difficultés, le commerce de « Bwaka Nzoto » continue de répondre aux besoins d’une partie de la population de Kisangani, particulièrement celle qui recherche des vêtements, des chaussures et des articles ménagers à moindre coût.

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